dimanche 15 janvier 2017

Désir de fleurs




si vous souhaiter plus d'infos sur cet excellentissime groupe de rock-pop
allez  ICI

ou écouter leur dernier CD

géographie du hasard

album

jeudi 12 janvier 2017

le fil d'argent






                   Suivre le fil d'argent;
                   de chez soi vers l'infini
                   faire l'aller retour.


jeudi 5 janvier 2017

Homme libre





                 La maison ressemblait à un bateau
                 à la fenêtre on s'adossait au bastingage,
                 les murs tanguaient sous des brassées d'eau
                 le plancher craquait telle une barge.



Baudelaire riait, du fond de la mer
"Homme libre toujours tu chériras la mer!
La mer est ton miroir; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,



Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer."
J'entends encore l'écho de ces vers
dans la rue de l'océan la nostalgie revient
par intermittence, des vagues sans fin. 


"..." Baudelaire : l'homme et la mer - Les fleur du du mal




jeudi 29 décembre 2016

Être et non être




"Peinture taoïste de vallées et de montagnes, illustrant de manière subtile l'interaction du vide et du plein. Dans le taoïsme le vide est souvent comparé à une vallée qui parait creuse au milieu des montagnes. Pourtant la vallée est elle-même pleine puisqu'elle contient en son sein de la végétation, un cours d'eau...Le plein rend visible les choses matérielles mais c'est le vide qui en structure l'existence et l'usage. Le taoïsme évoque souvent le couple Vide-Plein par l'image de la vallée et de l'eau qui, comme le souffle primordial, pénètre tout et anime tout. "

Trinh Xuan Thuan:(astrophysicien)la plénitude du vide


"Être, ce n'est pas seulement suivre l'écoulement d'une existence, c'est continuellement faire acte d'être à partir du non-être..."     
François Cheng, vide et plein -Seuil 1979-


jeudi 22 décembre 2016

jeudi 15 décembre 2016

Qui suis-je ?





                         je ne sais pas lequel choisir
         je les pose sur le banc
         puis j'attends
         lentement 
         l'inspiration
         hésitation
         bilocation bégaiement
         vague à l'âme
         ils sont si petits
         en colimaçon
         ils nous protègent de la perfection
         infimes fragments de mystère
         enroulé sur l'infini de la mer
         ils vivent dans la zone 
         de balancement des marées
         ils bercent nos incertitudes
         ils sont un signe de l'origine
         recueilli dans la main
         et que pourrai-je en dire 
         ça ne pourrait remplir                                            une bibliothèque
         du vide enroulé 
         que la bête a déserté


         je suis le B de bigorneaux

jeudi 8 décembre 2016

Un homme qui dort


"Ton réveil sonne, tu ne bouges absolument pas, tu restes dans ton lit, tu refermes les yeux. D’autres réveils se mettent à sonner dans des chambres voisines. Tu entends des bruits d’eau, des portes qui se ferment, des pas qui se précipitent dans les escaliers. La rue Saint-Honoré commence à s’emplir de bruits de voitures, crissement des pneus, passage des vitesses, brefs appels d’avertisseurs. Des volets claquent, les marchands relèvent leurs rideaux de fer.
Tu ne bouges pas. Tu ne bougeras pas. Un autre, un sosie, un double fantomatique et méticuleux fait, peut-être, à ta place, un à un, les gestes que tu ne fais plus : il se lève, se lave, se rase, se vêt, s’en va. »

Au fil des heures, des jours, des semaines, des saisons, tu te déprends de tout, tu te détaches de tout. Tu découvres, avec presque, parfois, une sorte d’ivresse, que tu es libre, que rien ne te pèse, ne te plaît ni ne te déplaît. […] Tu connais un repos total, tu es, à chaque instant, épargné, protégé. Tu vis dans une bienheureuse parenthèse, dans un vide plein de promesses et dont tu n’attends rien. Tu es invisible, limpide, transparent. Tu n’existes plus : suite des heures, suite des jours, le passage des saisons, l’écoulement du temps, tu survis, sans gaieté et sans tristesse, sans avenir et sans passé, comme ça, simplement, évidemment, comme une goutte d’eau qui perle au robinet d’un poste d’eau sur un palier, comme six chaussettes trempées dans une bassine de matière plastique rose, comme une mouche ou comme une huître, comme une vache, comme un escargot, comme un enfant ou comme un vieillard, comme un rat. "

Georges Perec